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Le temps d'agir

Traiter de l'appartenance, c'est une chose, mais appliquer concrètement les résultats de sa démarche de réflexion en est une autre.

Rappelons-nous d’abord certains éléments que nous avons dégagés. Nous devons informer les nôtres de l'histoire de leurs ancêtres, instiller une fierté et un sentiment d'appartenance à un groupe familial, municipal ou même national et, de plus, démontrer aux plus jeunes que les ancêtres ont trimé dur pour créer cet endroit où nous vivons et qu'ils nous ont légué. Il faut de plus leur inculquer l'amour de leur patrimoine et le respect de leurs ancêtres. Ce n'est pas là une mince tâche étant donné que notre histoire comporte des passages qui sont peu reluisants et souvent mal interprétés ou mal cités.

Le temps que chaque adulte peut consacrer à transmettre l'histoire véritable est restreint pour peu qu'il sache la vraie histoire. Efforçons-nous donc d'informer les plus jeunes, au moins de façon orale, des faits concernant nos ancêtres;  même si c'est parfois une tradition orale un peu romancée, c'est déjà mieux que rien. Par recoupage, les historiens pourront tirer de ces récits des conclusions réalistes et ainsi recréer la grande Histoire.

Contrairement à d'autres pays, notre sentiment d'appartenance à la nation est peu développé; est-ce dû à notre éducation? Si c'est le cas, corrigeons cette situation et tâchons de transmettre aux plus jeunes une façon de voir les choses d'un autre angle. Ce n'est certainement pas en dénigrant les actions de nos ancêtres que nous y arriverons; ce qu'ils ont fait, ils l'ont fait selon leur connaissance du moment. Les actes posés, bons ou pas, sont discutables mais ne peuvent être changés, alors apprécions-les et tirons-en le meilleur parti possible avec le recul du temps.

L'évolution d'une nation se fait lentement pour garantir la pérennité des acquis du peuple. Nous devons inculquer à nos concitoyens et aux descendants cette conscience des valeurs léguées par nos ancêtres. Les travaux en commun qu'accomplissaient nos ancêtres, corvées et autres, sont un signe de leur appartenance au groupe.

Le sentiment d'appartenance est aussi la fierté d'être une population unie démontrant la volonté de travailler à notre avenir de ville, de province ou de pays. Pendant un reportage sur les jeux olympiques, j'ai entendu un entraîneur québécois, qui travaille aux États-Unis, répondre à l'un des journalistes que les athlètes américains n'étaient pas seulement bons comme tous les autres, mais étaient fiers de leur nation, étaient mieux supportés et cela leur donnait le plus qu'il faut pour remporter des victoires.

Nos ancêtres étaient des gens de parole et d'honneur, ils se supportaient l'un et l'autre en temps d'adversité et de misère. Soyons donc ce genre d'individus que les autres respectent à cause de cette façon de vivre. 

Martin Lessard     

 

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