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Une
fois de plus nous sommes passés de l'heure avancée à l'heure normale de
l'est; de l’euphorie du rassemblement annuel au réalisme du quotidien. À la
dernière réunion du C. A., nous nous sommes longuement interrogés sur la relève
au conseil d'administration. L’assemblée générale est l’occasion rêvée
pour recruter de nouveaux administrateurs; cela ne s’est pas concrétisé
cette année.
Est-ce à cause de l'âge
des participants? Le C. A. actuel forme-t-il un cercle trop serré au point de
rendre difficile l’adaptation de nouveaux directeurs? Le peu d’intérêt à
la chose administrative nous inquiète. Pourtant, le membership actuel de
l’Association traduit bien un intérêt pour la généalogie, la recherche sur
les ancêtres
et l’histoire des
familles. Bien
sûr, pour les jeunes, le travail, la famille, les sports, la musique, par
exemple, prennent une large place, ce qui en laisse peu pour la généalogie et
peut-être encore moins pour du bénévolat au sein d’un conseil.
Mais l’Association
peut-elle
compter particulièrement
sur les gens à la retraite? Les
membres du C.A. actuel qui sont en place depuis des années, et certains depuis
la fondation, connaissent bien le rouage administratif; cela ferait-il peur à
un nouvel arrivant? C’est vrai qu’il s'y est installé une sorte de
connivence entre nous. Un nouveau venu peut se sentir perdu, nous le concédons,
et c’est à l’ancien conseil de prendre les mesures pour favoriser l’intégration.
Toutefois, il est normal de se sentir un peu à part pour les 3 ou 4 premières
réunions; il faut tout de même que la personne accepte de se donner du temps
pour s'intégrer. J'ai vécu une arrivée dans un autre conseil d'administration
et ce fut difficile pour les trois ou quatre premières réunions mais j'ai vite
compris que, si j'étais là, c'était parce que les autres membres du C.A.
voulaient que j'y sois, ce sera la même chose pour tout nouveau membre du C.A.
de notre association. Chacun
de vous connaît mieux l'histoire de sa famille, soit la vraie histoire du vrai
monde, que chacun de nous du C.A. Alors, ne soyez pas impressionnés par nos
connaissances partielles de l'histoire de nos ancêtres. J'ai appris sur le tas,
en côtoyant les autres membres déjà en place, ceux qui ont le désir de nous
joindre seront les bienvenus. Évidemment,
la «tracasserie» administrative ne plaît pas toujours; mais toute association
doit l’assurer; et c’est pour cette raison que nous nous efforçons de créer
entre nous une certaine camaraderie. Ce qui fait en sorte que, après quelques
semaines, nous sommes
tous heureux de nous revoir, de fraterniser et d’échanger nos idées. Il
ne faut pas, il est vrai, rejeter du revers de la main la question de l’étendue
du territoire. Le coût du transport est à considérer, même si on réduit au
minimum le nombre de rencontres. La majorité des membres actuels du C.A.
demeurent dans la région 3, particulièrement dans
Nous
avons perçu, lors de nos participations aux différents salons et aux Fêtes de
la Nouvelle-France, que la jeune population avait de la difficulté avec les
noms de leurs grands-parents et plus encore avec ceux de leurs arrière-grands-parents.
Est-ce là un indice pouvant expliquer, en partie la participation au C.A.? Nous n’avons pas toutes les réponses à notre questionnement. Nous aimerions le poursuivre avec vous par l’entremise de la revue ou du site Internet. Nous avons besoin de vous, de vos idées, de votre façon différente de voir les choses, en un mot, de votre présence. À cet effet, la revue entend mettre dans le prochain numéro une nouvelle rubrique «Opinion du lecteur». Avec les rubriques «Écho des membres», «Correspondance», ce sera autant de lieux pour permettre à chacun d’exprimer un commentaire, une suggestion, un mot d’appréciation ou une critique constructive qui concourent à tenir une association vivante.
Martin Lessard Octobre 2008
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