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Depuis quelques numéros, le «Mot
du président» a fait le choix de proposer à ses lecteurs une réflexion sur
l’Association.
Je
profite du début d’une deuxième décennie pour continuer à nous interroger
ensemble sur notre avenir. Non pas avec un regard défaitiste, mais avec réalisme
et confiance.
D’un
côté, pour qu’une association fonctionne bien, il faut des membres
satisfaits des services qu’on lui offre et des bénévoles prêts à
s’impliquer occasionnellement dans l’organisation. Pour ce, le conseil
d’administration doit alors bien connaître les attentes et le degré de
satisfaction des uns et mettre sur pied des activités qui permettent aux autres
d’offrir leur service à l’occasion. D’un autre côté, l’association a
besoin de personnes plus engagées qui sont prêtes à consacrer quelques années
au conseil d’administration. Il est essentiel que ces trois niveaux
d’engagement soient en équilibre. Aujourd’hui, je vous propose un
regard sur les motivations qui animent les membres du conseil actuel.
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Je
suis natif de Saint-Joseph-de-Beauce ; mon travail m’a amené à résider
à Sainte-Foy. Et je suis revenu m’installer à Saint-Joseph à ma retraite.
Je suis membre fondateur de l’Association et j’en suis le président depuis
1999. Comme la plupart de mes collègues du conseil, avec des cheminements différents
toutefois, la recherche de mes origines, donc l'histoire de mes ancêtres, est
le fondement de mon engagement. Pour moi, le fait déclencheur remonte à
l’automne 1996. Lors de la préparation des fêtes du 350e anniversaire
de fondation de Saint-Joseph-de-Beauce, M. Roland Rodrigue, descendant de Philéas
Lessard, tout comme moi, demande que les familles pionnières y participent par
un rassemblement de leurs membres et organisent un retour sur le passé de leurs
ancêtres en Beauce. Mon frère Julien écrit alors un texte sur l'histoire des
Lessard de ma famille. À partir de ce temps, mes frères et moi sommes impliqués
dans l'organisation du comité provisoire qui est le début de l'Association des
familles Lessard, inc. Voilà en quelques mots mon histoire vers la présidence de l'Association.
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Mon
collègue Jacques de Cap-Santé est aussi membre fondateur. Il participe régulièrement
aux réunions du C.A. Ses dons de communication et sa flamme contagieuse font de
lui un fidèle représentant de l’Association aux kiosques des Fêtes de la
Nouvelle-France et du Salon de la généalogie, qui a lieu en février à Place
Laurier. « J’ai un intérêt
marqué pour l’histoire des Lessard, affirme-t-il, et je me suis impliqué
afin de faire des recherches sur des sujets que je trouve intéressants. J’ai
fait la rédaction de quelques
articles de journaux et donné deux
conférences sur les premiers Lessard en Beauce et ceux du comté de Maskinongé.
Pour moi, le culte des ancêtres est la marque des peuples qui ne veulent pas
mourir. N’oublions pas ceux qui nous ont précédés, car nous deviendrons un
arbre sans racines.» Évidemment, ce travail comporte plusieurs heures de bénévolat.
«J’espère qu’il y aura des gens qui seront intéressés à assurer une relève
», déclare-t-il.
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Guy,
résidant de Charny, mais natif de Sherbrooke, est un autre membre fondateur.
Son cheminement remonte loin dans le temps. « Mon intérêt pour la généalogie
et les
rassemblements familiaux remonte à l’été 1958. Je me souviens le jour où,
à l’âge de 13 ans, un monsieur Lessard vint cogner au 696 de
la rue Patricia
à Sherbrooke. Il discuta avec mon père du rassemblement à Sainte-Anne de
Beaupré à l’occasion du 300e anniversaire de la
donation du terrain par notre ancêtre Étienne de Lessart. J’ai alors harcelé
mon père pendant plusieurs jours pour que l’on y aille.
Mon père possédait alors une Plymouth Savoy 1956 de couleur saumon et
blanche, mais il a toujours détesté conduire, surtout
300 kilomètres
pour se rendre à un endroit inconnu. »
Le
temps passe et Guy aime voyager,
c’est en 1980 qu’il se retrouve en visite à Québec et sa curiosité l’amène
avec sa famille à Sainte-Anne de Beaupré. « Après la visite,
confie-t-il, je me présente au presbytère et demande à un père rédemptoriste
de faire ma généalogie, ce qu’il fit par retour du courrier tout en
m’offrant le livre des décès de Sainte-Anne-de-Beaupré que je possède
toujours.»
C’est
en 1988 que Guy se retrouve à Charny comme gérant du département de service
pour
la compagnie Olivetti Canada.
« J’ai entrepris de faire la généalogie complète de nos familles
(mon épouse et moi) en 1990; depuis j’en suis un passionné »,
avoue-t-il.
En
décembre 1996, il reçoit une invitation du comité provisoire
de l’Association des familles Lessard inc. dont la fondation aura lieu
en janvier suivant à Saint-Joseph-de-Beauce. Il se voit offrir le poste de généalogiste.
« Ce qui m’a réjoui », reconnaît-il.
Voyant
arriver 1998, Guy suggère au CA de faire le rassemblement annuel à
Sainte-Anne-de-Beaupré et de commémorer le 340e anniversaire de la donation. « Eh oui,
est-il fier d’affirmer, 40 ans plus tard j’étais l’instigateur de cette
rencontre. Je m’occupais également de faire nettoyer et redorer la plaque
commémorative de 1958. Cette année, Québec célèbre son 400e et Sainte-Anne-de-Beaupré
son 350e, nous y serons à nouveau avec l’organisation
des Fêtes. L’intérêt naît et ne meurt pas, il peut sommeiller en nous afin
de revenir à son meilleur plus tard.»
Comme
trésorier, Guy aime les chiffres et connaît bien le programme Excel et c’est
en termes dynamiques qu’il nous
parle de sa tâche de trésorier. «Ce travail est simple, passionnant et peu
exigeant. Avez-vous 31 minutes par semaine à nous accorder?
Pensez-y…Il y a des postes au sein du comité qui n’exigent que 23
minutes par semaine (si vous assistez à toutes les réunions).»
Guy
relève aussi d’autres défis : il participe activement au recrutement de
nouveaux membres, est coresponsable
de
la revue L
’ESSART, développe sa base de données, participe activement
au salon de la généalogie à Place Laurier et aux Fêtes de
la Nouvelle France
et s’implique à la préparation du rassemblement annuel. « Impliquez-vous,
c’est valorisant », n’a-t-il pas peur de reconnaître.
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Charles-Eugène
est né à Saint-Joseph-de-Beauce, mais demeure depuis 1966 à Québec
(arrondissement de Beauport). Il fait son entrée au conseil en mars 1997.
« Avant d’entrer au conseil, raconte-t-il, j’avais déjà créé en
1996 un site Internet sur Étienne Lessart, grâce à un internaute de l’époque
qui m’avait envoyé sa propre recherche, que j’ai depuis lors enrichie.
«En
entrant au conseil en 1997, c’était pour offrir le site à l’association et
continuer à le développer sous ses auspices. En fait, c’était mon créneau
de départ. C’est en 1992 que je m’étais initié à Internet en suivant un
cours d’initiation à l’université du Québec. Il faut dire qu’à l’époque
on ne pouvait qu’accéder à des textes. Pour ce, il fallait maîtriser différents
outils d’accès devenus obsolètes aujourd’hui, tels que Veronica, Archie,
Gofer, WAIS, sans mentionner les Telnet, les Usenet, pour entrer sur des
serveurs universitaires, américains la plupart du temps.
« Entre-temps,
au conseil, Luc menait de main de maître la nouvelle revue L’E SSART ; à sa
demande, je me suis engagé à faire quelques recherches aux archives des Pères
rédemptoristes de Sainte-Anne. J’ai toujours admiré sa détermination et ses
convictions. La pire chose que je craignais, c’est qu’il laisse sa charge.
Et ce jour arriva, trop vite à mon goût. Quand le conseil m’a demandé de
prendre avec Guy la charge de la Revue, il faut dire que je maîtrisais les
outils informatiques nécessaires, Publisher, Photoshop, Word, Excel ; mais
en avais-je le goût ? Il y a des fois où le goût, si jamais il vient,
doit laisser place à
la nécessité. Il
fallait assurer l’existence de la revue, à laquelle je croyais. Rapidement,
les vues de Guy et les miennes se sont harmonisées et c’est ainsi qu’un
nouveau créneau pour moi s’est mis en place avec ses moments de stress et de
satisfaction. Ses moments de remise en question et de fierté.
Je dois ajouter que je suis un visuel et comme tel j’aime bien le
travail en comité ; et les réunions de conseil sont un peu de cette
nature.
« Je ne suis pas un mauvais vendeur ; je n’en suis pas un du
tout. Le seul argument que je connaisse : vous avez des forces, vous voulez
en faire bénéficier toute l’association pour quelques temps et vous en avez
le goût, par nature ou par sens du devoir, vous avez votre place au conseil.»
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Céline
Nadeau-Lessard fait partie du conseil d'administration de l'AFL depuis le début
de cette décennie, à titre de secrétaire. Elle est d’une assiduité
exemplaire et c’est important pour une telle fonction. «La prise de notes ne
m'empêche pas de donner mon opinion sur les sujets discutés.»
De plus, Céline
consacre à chaque année une journée au Salon de la généalogie en février
à Place Laurier et une autre aux Fêtes de la Nouvelle-France, et ce en costume
d'époque. «Accueillir les gens au kiosque de ces 2 événements pour informer
ou simplement échanger est un enrichissement et permet d’établir des
contacts avec des gens de toutes les régions, que je n'aurais pas eu le plaisir
de rencontrer en d'autres circonstances.» Comme
secrétaire, elle donne suite à la correspondance reçue et fait le suivi de
l'inventaire. «Bref, ajoute-t-elle, faire partie du conseil
d'administration, c'est un plaisir de partager ses connaissances avec d'autres
personnes qui ont œuvré dans des sphères d'activités différentes de la
sienne et qui mettent à profit leurs talents et leur expérience de vie. Les réunions
du CA se déroulent dans un contexte de fraternité et de respect en partageant
un petit déjeuner avec taquineries et rires. Quels que soient vos goûts, vos
talents, votre expérience de vie et votre disponibilité, vous aurez du plaisir
à faire partie du conseil d'administration de l'AFL.»
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Daniel fait partie des Lessard
fondateurs de Saint-Georges-de-Beauce.
«Mon
père, Léonard Lessard, m’a transmis la piqûre de l’histoire familiale dès
mon adolescence. A la mort d’un de ses oncles, il avait reçu une liasse de
documents, dont certains dataient des débuts du 19e siècle et parmi lesquels se trouvait le contrat
de mariage (1810) du premier Lessard à s’établir à Saint-Georges. S’y
trouvaient aussi les documents de concession de la terre ancestrale par le
seigneur Chaussegros de Léry.
De
là mon intérêt dans l’histoire familiale qui m’amène à présenter une
petite exposition sur la famille de mon arrière-grand-père, Thomas Lessard,
marchand et industriel de la fin du 19e et du début du 20e siècle à Saint-Georges.
Cette
exposition fut présentée lors de la tenue du rassemblement annuel de
l’Association des familles Lessard qui s’est tenu à Saint-Georges les 18 et
19 août 2001.
A
cette occasion, j’ai accepté de me joindre au conseil d’administration de
notre association.»
La
tâche de Daniel, au sein de l’association, consiste à voir au développement
du membership, à participer aux activités de promotion de l‘Association lors
de la tenue de kiosque, soit à Place Laurier ou aux Fêtes de
la Nouvelle France.
Il
est aussi membre du conseil municipal de la Ville de Saint-Georges, président
du Concours de Musique Clermont-Pépin, membre du c.a. du Club de Tennis Régional
de Beauce et autres… «Comme quoi, on ne s’ennuie pas à la retraite.»
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Gaëtane Lessard
demeure
à Charny mais est née à Dolbeau; sa famille est revenue à St-Joachim
lorsqu’elle avait 4 ans. « Je connais assez bien l’histoire des
membres des première et deuxième générations qui m’ont précédée, mais
pas plus. Comme je suis fière d’être une Lessard, je voulais en savoir
plus. Ce qui m’a attirée en premier lieu, c’est d’avoir la possibilité
d’en connaître plus sur ma généalogie et l’histoire des mes ancêtres. »
Gaëtane
a entendu parler de l’Association par son frère Michel qui était dans le C.
A. et qui devait se retirer.
« Alors c’était un peu au fond de moi-même comme une continuité,
avoue-t-elle, et l’occasion d’en connaître plus. J’ai trouvé une équipe
dynamique et
professionnelle. Il y a toujours sur la table des projets, des recherches sur
les descendants de notre ancêtre Etienne de Lessart, la préparation de
la revue L
’Essart. » Gaëtane s’est impliquée dans le projet du
calendrier à l’occasion du 10e anniversaire de l’Association en 2008.
«Nous avons des réunions pour trouver tous ensemble des idées pour intéresser
et attirer les membres. Mais je n’ai jamais senti de pression de la part des
autres membres pour mon implication. J’apprécie le côté social de
l’Association et le rassemblement annuel qui me fait connaître des régions
différentes et d’autres Lessard. »
A
part cet intérêt pour l’histoire des Lessard,
Gaëtane fait du sport : ski de fond, bicyclette (le tour de l’Île
de Montréal, randonnées de quelques jours), etc.
Mais son passe-temps favori est
la peinture. La
famille est très importante pour elle. « J’ai
deux enfants et cinq petits-enfants et, avec mon conjoint, nous en avons 11; ça
occupe et c’est très agréable, avoue-t-elle. Au moins une fois l’an, ma
famille organise une activité avec frères, sœurs, neveux, nièces, etc.
C’est devenu une tradition familiale. »
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Pierre-F.
Langlois est natif de Victoriaville dans les Cantons de l’Est. «Comme j’ai
passé quelques bonnes années de vacances chez mon oncle Marcel Lessard et
tante Marie-Emma Lessard de St-Joseph, j’ai conservé de très bons souvenirs
de St-Joseph et de
la famille Lessard. Ma
mère était la fille d’Adolphe Lessard et d’Adine Proulx de St-Joseph.
«Mon
intérêt pour la généalogie depuis 1995, année de ma retraite, s’est porté
sur les deux lignées de Lessard, celle de Marcellin Lessard qui épousa
Catherine Lessard. Ces deux lignées se rejoignent à l’ancêtre Étienne
Lessart. J’ai fait beaucoup de
recherches sur Catherine Lessard, à savoir si elle descendait bien des indiens
Abénakis. Son père François semblerait être le véritable descendant indien
sans avoir de preuves concrètes avec documents à l’appui. Toutes mes
recherches sont accompagnées de dates et de références et cela inclut tous
les frères et sœurs avec dates de naissance, de mariage et de décès.
Souvent les témoins sont inclus. Ce qui m’aide souvent à reconstituer les évènements.
C’est
pour cela que je me suis joint d’abord comme membre aux Familles Lessard et de
plus au comité de direction de l’association.»
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La
tâche du président est facile à assumer lorsque l'on a des membres de qualité
au conseil d'administration. En effet, le maintien d'un climat de travail sain,
la coordination des tâches à exécuter, l'animation des réunions et le suivi
des décisions sont facilités par la bonne entente et le bon jugement des
membres.
Mais
il faut dire qu’une valeur commune nous unit, l’attachement à nos racines.
Comme
vous avez pu le constater, l’exposé du vécu des administrateurs actuels de
l’association illustre très bien le troisième niveau d’engagement de
membres qui acceptent de consacrer plus de temps pour assurer le dynamisme et le
développement de l’association.
Martin
Lessard
Juin
2008
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