aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa Les fêtes du 400e anniversaire de fondation de Québec

 

 
 

Le 13 janvier dernier, la Fédération des familles-souches organisait une rencontre pour informer les associations de familles de la nature et des modalités de l'activité retenue par la Fédération pour les fêtes du 400e anniversaire de fondation de Québec. Notre association y avait envoyé un représentant.

 

Lors de notre dernier conseil d'administration, nous avons donc eu la surprise d'apprendre le genre  d'activité préconisé par l'organisation du 400e de Québec pour les familles-souches: il s'agit d'un marathon à relais tenu dans le cadre du marathon des Deux-Rives. L'activité en soi n'est pas mauvaise, mais dans un autre cadre que celui des fêtes du 400e. À première vue, elle peut offrir une certaine visibilité aux familles-souches sans autres avantages. Pour la Fédération, elle engage peu ses ressources humaines et financières, étant organisée par la corporation du Marathon des Deux Rives et les associations de familles.

 

Notre réaction repose sur d'autres considérations qui ont trait au fonctionnement de l'organisation des Fêtes du 400e et à celui de la Fédération quant à la nature de la participation des familles-souches. Avant de prendre une telle décision, ces deux organismes auraient dû consulter les membres de la FFSQ et proposer des activités qui tiennent compte du fait historique que représentent les familles-souches. Dans cet optique, il est curieux d'observer que la seule réunion à laquelle les familles-souches ont été convoquées en ait été une d'information et non pas une de consultation. Étonnant de voir une activité qui engage une association sans qu'elle ait été au préalable consultée, cela nous laisse un goût amer. Nous aurions espéré une démonstration historique commémorant l'arrivée de nos ancêtres sur la terre qui verra leurs descendants prendre pieds et fonder une colonie d'avenir.

 

On ne peut que nous rappeler ce type de personnes qui dirigeaient à une certaine époque les Fêtes de la Nouvelle-France. Nous leur avions pourtant fait comprendre que nous n'étions pas que des vieux sans préoccupation de la chose historique et culturelle. Lorsque les familles-souches participent aux Fêtes de la Nouvelle-France, le public assiste en plus grand nombre, croyons-nous,  et développe davantage un sentiment d'appartenance. Le fait que nous soyons costumés et visibles tout au long des Fêtes et que nous nous promenions un peu partout en ville met de l'ambiance au cœur de Québec.

 

La participation financière des associations au Marathon nous laisse aussi songeurs. On a l’impression d’être un peu les vaches à lait de l’événement, c'est-à-dire, inscription et garantie de 250 $ par association de famille et inscription de chacun des coureurs au montant de 30 $, soit 44 * 30 $ pour un total de 1320 $; de plus, nous devons fournir  une pièce qui nous identifie, soit une casquette ou autre objet ainsi qu'un étendard. On en justifie le coût par les nombreux frais afférents: autobus à cause du mode relais, eau et autres boissons, le tout, sinon en partie, certainement commandité. S’ajoute à ces frais l’obligation de trouver une ou un responsable par association pour tout organiser et coordonner avec les autorités du marathon des Deux-Rives.

 

Nous continuons à penser que cette manifestation est mal adaptée aux gens que nous sommes et que nous représentons, même si, à la limite, nous pourrions faire appel à de jeunes marcheurs des familles de nos membres. L'AFL ne se ridiculisera pas et ne participera pas à cette mascarade pour des raisons évidentes. Si au Québec le fait de courir un marathon est historique, nous nous devons de relire notre histoire. Nous pouvons affirmer que nos ancêtres ne s'étaient pas trompés en venant s'établir ici, mais nous ne croyons pas qu'ils seraient heureux de cette façon de faire de certains de leurs descendants.

 

Martin Lessard

Février 2007

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