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«L'appartenance»
(2) Dans
la dernière édition de notre revue, je traitais du même sujet mais sous
un angle plus général. Aujourd'hui et au lendemain de notre assemblée
annuelle, c'est beaucoup plus un sujet de préoccupation pour le conseil
d'administration : les membres de l’association ont peu répondu à
l’invitation du dernier rassemblement. Je dois l'avouer, j'étais un peu
déçu, mais le Conseil y a vu un grand défi à relever, et surtout une
invitation à revenir aux principes qui nous guidaient depuis quelques années. Le
12 septembre, à l'Hôtel-Musée Premières Nations de Wendake, sur
un site enchanteur aux
abords de la rivière Akiawenrahk, trente personnes de
l'association se sont rendues à notre réunion annuelle dont six membres
du CA plus un ancien membre du
conseil. Nous avions choisi cet endroit magnifique en opposition à
l’Aquarium de Québec et à la Cité de l'énergie. Nous avions voulu
associer tourisme et rassemblement. Il faut dire, à notre décharge,
que le choix d’un lieu et le type d’organisation constituent
toujours un défi. Nous savons que nos meilleurs rassemblements se réalisent
quand ils ont lieu dans un bassin de Lessard imposant et quand une équipe
sur place se constitue pour l’organiser; ce fut le cas à Saint-Joseph,
à St-Georges, à Louiseville, à Lac-Beauport, à St-Ferréol, pour ne
nous en tenir qu’à ces endroits. Il y a des régions où le bassin des
Lessard est grand, mais où la présence à nos rassemblements est
moindre, et c’est vrai dans la région de Québec. Pour les rejoindre,
nous avons donc joué la carte du tourisme. Le
choix de cette année, si contestable qu’il puisse être, est plein de
signification; nous voulons bien comprendre que le sentiment
d’appartenance de nos membres à l’Association repose non sur le
tourisme, mais sur le désir d’entendre parler des Lessard. D’abord en
permettant une structure d’accueil des congressistes et d’échange,
puis en choisissant un conférencier capable de présenter l’histoire
des origines des Lessard dans le milieu. C’est après avoir garanti
l’atteinte de ces objectifs qu’on peut parler d’endroit et
d’organisation, d’objectifs collatéraux (dont des éléments
touristiques). Pour ce, il nous faut au niveau du conseil une personne
attitrée à l’organisation des rassemblements. L’invitation est lancée
à toutes et à tous. L’atelier
libre dans l’avant-midi a aussi été très révélateur et vient
renforcer notre analyse précédente. Deux idées-forces en sont
ressorties spontanément : il faut soigner l’accueil des
congressistes et créer des évènements où ils peuvent parler d’eux et
entendre parler de leurs ancêtres. Quand, à la fin de l’assemblée générale,
les participants ont été invités à se présenter,
à dire d’où ils venaient; on a senti alors qu’on appartenait
à une grande famille de Lessard. On
parle de sentiment d’appartenance, mais c’est à nous, le C. A., de créer
les conditions pour le nourrir et le développer. C’est
dans cet esprit que le C. A. a choisi Sainte-Marie-de-Beauce comme lieu de
rassemblement l’an prochain, et ce le dimanche 15 août. Un conférencier
viendra nous parler de l’arrivée des Lessard dans la région et
particulièrement à Sainte-Marie et de la vie des premiers Lessard. Pour
les prochaines années, l’invitation est faite au milieu à former des
comités pour organiser le rassemblement et accueillir les membres; on
pense à la région de Thetford, de Laval, de Gatineau, entre autres. Les
actes de nos ancêtres lointains ou plus rapprochés sont des bouts
d'histoire qui méritent d'être racontés et écrits afin que nos
descendants puissent avoir des références sûres. Martin
Lessard, président |
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