Chambois est un un bourg de 504 habitants en 1995, situé entre Trun au nord-ouest, Argentan au sud-ouest et Gacé à l'est. À 65 km au sud de Caen et à 200 km à l'ouest de Paris.

Aujourd'hui une vingtaine d'activités gravitent autour d'un ensemble de petits artisans et de petits commerçants. Une fromagerie, qui fabriquait surtout du Camembert et qui employait une centaine de personne, a fermé en 1990, victime de l'évolution technique.

Lieu de naissance d'Étienne Lessart

  Sa place centrale a su conserver un petit air de son lointain passé.

 


Prenons le temps, comme touriste internaute, de visiter les lieux. Passons d'abord devant la mairie.

Sur la place de l'Église, on retrouve un monument aux morts de la guerre 14-18.

Puis, je vous invite  à vous approcher du vieux donjon, "un bel exemple, est-il écrite dans le Guide Michelin, de l'architecture militaire du 12e siècle: énorme construction de plan rectangulaire, cantonnée de quatre tours formant contreforts".

Passons à travers la rue principale qui nous mène à l'hôtel, pour nous reposer après un long périple, le temps aussi d'écrire à nos amis. Puis faisons un tour par le bureau de poste, près de l'église où a été baptisé Étienne de Lessart. L'église, précise le Guide Michelin, a conservé son clocher à flèche de pierre du 11e siècle: à l'intérieur, belle Descente de croix derrière le maître-autel. Pendant la dernière guerre l'église a été très touchée, mais bien restaurée comme elle l'était à l'origine. Entrons-y religieusement. 

Notons que les fonds baptismaux sont restés intactes pendant la guerre. Avançons vers l'avant. Le choeur mérite une attention spéciale.

 

Comme toute chose a une fin, jetons un dernier coup d'oeil
sur le bourg. En espérant que ce n'est qu'un au revoir.
Et partons sur le chemin de Lessard et le Chêne.


Un peu d'histoire

Le guide Michelin donne peu d'information
sur Chambois. Son histoire récente est
surtout liée à la fin de la bataille de Normandie,

en août 1944:
"Le 19 août, la jonction des Alliés
est réalisée à Chambois et le 21, à 18 h 30, la 
capitulation de Tournai-sur-Dives marque le 
terme de ces opérations d'anéantissement."

"Près du carrefour central, précise le Guide Michelin,
une stèle rappelle la
jonction des éléments
polonais de la 1re Armée canadienne
et des Américains de la 3e armée,
le 19 août 1944,
coupant ainsi la retraite à la 7e Armée allemande."


Sous le patronage du Syndicat d'initiative de Chambois-Fel, monsieur Michel Onfray a publié un livre sous le titre Chambois et Fel, Histoires mêlées (Éditions Charles Orlet).

Le chapitre IV, intitulé "De la banalité au nouveau monde" donne des détails intéressants sur le Chambois aussi loin que 1307; il s'y tenait alors un marché, qui aurait été supprimé lors de l'occupation des Anglais. Dès le XVe siècle, Chambois constituait un centre pour la région: "il était, écrit Michel Onfray, le lieu de passage obligé et de convergence des voituriers du bocage qui venaient chercher le nécessaire aux semailles de sarrasin et de seigle. On y cultivait à l'époque le sarrasin en grande quantité ainsi que le lin et le chanvre.

Le marché avait fait place, face à l'église, à des halles,
propriétés du seigneur. On y retrouvait aussi à cette
époque un colombier, des écuries, deux tours, un four
et un moulin et une Ducherie, "dont certaines parties
datent du XVe siècle et qui sera aménagée plusieurs fois
les siècles suivants, notamment, au XVIIe siècle,
avec les lucarnes". La municipalité a décidé de
détruire les halles au début du XXe siècle.


Des traditions

Monsieur Onfray décrit certaines traditions qui avaient cours depuis le XIVe siècle, principalement la fête du blé, pendant laquelle les "moissonneurs devaient marquer l'événement par force festins et beuveries, alors que la fermière posait sur la cheminée la dernière gerbe de la récolte, décorée, tressée et incrustée de rubans de couleurs". Il fait mention aussi de la tradition des sablés de Chambois, de celle de la compote d'hiver "qui exigeait une cuisson, sur presque deux jours, de 50 kg de pommes et de 15 litres de cidre doux".

De plus, une foire avait lieu le jour de la Saint-Lucas et on célébrait l'anniversaire de Jean, à qui était consacrée la chapelle de Chambois.

Monsieur Onfray précise enfin qu'au XVIIe siècle Chambois maintenait une école, dont l'enseignement relevait du vicaire. Il ajoute ce détail intéressant: "Les tarifs étaient différents suivant qu'on apprenait à lire, à écrire ou à compter."


N. B.:

Si cette page tombait sous les regards
de navigateurs internautes qui possèdent
d'autres informations historiques ou modernes
sur Chambois, que ce soit des photos ou des textes,
je serais heureux de les ajouter à ce site.
À titre d'exemples, quelqu'un pourrait m'envoyer
une photo de cette "Descente de croix" dont parle
le Guide Michelin.

Des remerciements particuliers

Je suis reconnaissant envers M. Pierre Billaux, qui a remis à mon frère Raymond, lors de son passage à Chambois, les extraits du livre de M. Michel Onfray. Je le remercie aussi des photos qu'il m'a envoyées et qui vous ont surtout permis une visite virtuelle de Chambois.


Prochain épisode: l'histoire de la plaque
commémorative
en l'honneur d'Étienne de Lessart.


Je vous invite à visiter le site sur Étienne Lessard, originaire de Chambois, ancêtre des familles Lessard de l'Amérique, particulièrement du Québec.


charles-e.lessard@videotron.ca

Page généalogique de Charles-Eugène Lessard

Mise à jour: septembre 2002